A tale of Franco-British Experiences: the creation of a double degree

          


A Tale of Franco-British Experiences Column:

With a freshly executed Brexit just delivered to the British public, whether you like it or not, there is a lot to adjust to. In this CUB Magazine Column ‘A Tale of Franco-British Experiences’, our columnist Emmanuelle Busignies endeavours to analyse the question of where we stand in relation to our European neighbours, and indeed where our European neighbours stand in relation to us, through the piercing and insightful lens of a joint French and English law degree.


 

Quels défis le Brexit réserve-t-il aux relations entre le Royaume Uni et le reste de l’Europe sur le plan éducatif ? C’est avec cette question en tête que j’ai posé le pied sur le territoire anglais, à l’aube de ma première année de droit. En effet, même si le Royaume Uni a décidé de maintenir la convention du programme Erasmus jusqu’en 2027, il est clair que le maintien de celui-ci au-delà de cette date est incertain. Cette décision parlementaire met en péril la collaboration future entre les institutions d’éducation supérieure d’Angleterre avec celles de l’Europe.

What sort of challenges will Brexit represent for the Franco-British relations on an educational level? So is the question I had in mind when I set foot on English soil in September 2019, before the start of my law studies. Indeed, despite the UK’s signature of the Erasmus convention until 2027, Parliament made it clear that Erasmus and student exchanges would not be a priority in the negotiations surrounding Brexit. This decision is a considerable obstacle to any future collaboration between higher educational institutions in the UK and the rest of the EU.

 

Pour pallier cette incertitude, de nombreuses universités au-delà de la Manche ont décidé de créer des partenariats spécifiques avec des universités anglaises. Telle est la genèse des doubles-diplômes comme celui que j’ai eu l’occasion d’intégrer en octobre 2019. Il s’agit ici d’une opportunité pour des étudiants bilingues du monde entier d’étudier à la fois le droit anglais et le droit français dans un cursus de quatre ans. Queen Mary a donc très récemment, c’est-à-dire l’année dernière, décidé d’accueillir un tel cursus en partenariat avec l’université Paris 1-Panthéon Sorbonne afin de cristalliser et perpétuer les liens franco-anglais.

            With the ambition of mitigating this undesirable side-effect of Brexit, some EU universities have reached out to UK universities. Together they have created specific partnerships. This collaboration is the genesis of double degrees, such as the one I am part of. This specific double degree in English and French law is a gateway for bilingual students, from all around the world, to study for four years, to condense down both French and British legal systems, despite this dawn of a new geopolitical order in Europe. With that prospect in mind, Queen Mary has recently (aka last year) initiated such partnership with the University of Paris 1: Panthéon Sorbonne.

 

            Je suis donc allée à la rencontre du Dr Matthieu Burnay, Senior Lecturer in Global Law à Queen Mary et co-directeur/co-fondateur de cette initiative pour discuter avec lui plus en détail sur le fonctionnement et la création de ce genre de double diplôme. Moins d’une semaine après sa prompte réponse à ma demande d’interview, Dr Burnay m’accueilli dans son bureau avec un grand et franc sourire et un enthousiaste « bonjour ! ».  

            I contacted Dr Matthieu Burnay, Senior Lecturer in Global Law at Queen Mary university and co-director/co-founder of the French and English law double degree in order to discuss the creation and functioning of such initiatives in greater detail. Less than a week after his prompt response to my email asking him for an interview, Dr Burnay welcomed me in his office on the third floor of the law building with a large smile and an enthusiastic “bonjour!”.

 

Il me semble tout d’abord logique, avant d’aborder les détails de ce double diplôme, de vous donner quelques chiffres :

            Before I get into the intricate details on the functioning of this double degree, I would like to expand a bit on numbers regarding the program:

 

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            Le double diplôme de droit français/droit anglais entre Queen Mary et La Sorbonne a été classé 1er du classement Eduniversal 2019-2020 des doubles licences de la sorte en France. Néanmoins, « ce classement est à prendre avec des pincettes », m’a dit Mr Burnay, « il est assez subjectif et fluctuant et il y a beaucoup de critères à prendre en compte ».

            This program was ranked 1st by the Eduniversal ranking 2019-2020 of double degrees in France. However, “this ranking should be taken with a grain of salt,” Mr Burnay said, “it’s highly subjective and fluctuant, there are many criteria to take into account.”

 

2,200

            L’année dernière, le programme comptait environ 2,200 candidatures dans le monde entier, dont je faisais évidemment partie. Ma promotion ne comptant que 26 élèves cette année, cet énorme nombre met l’emphase sur l’important travail que Mr Burnay et son homologue en France, Dr Andréas Kallergis, Professeur de droit à la Sorbonne, font pour sélectionner les meilleurs candidats.

            Last year, the number of applicants for the double degree rose to 2,200 candidates worldwide. My acceptance counts as only one of 26 students this year, this humongous number emphasises the important work Mr Burnay and his French colleague, Dr Andreas Kallergis, Assistant Professor of Law at the Sorbonne School of Law, undertake to select the best candidates.

 

40

            Même si sur le campus de Queen Mary le double diplôme est très jeune, l’initiative de tels programmes ne l’est pas tellement : avant de signer un partenariat avec Queen Mary, La Sorbonne était en réalité affiliée à King’s College London depuis environ 40 ans. S’il n’a pas souhaité en discuter plus longuement, Mr Burnay m’a tout de même habilement signalé que la fin de ces 40 ans de partenariat émanait d’une « décision mutuelle de construire de nouveaux partenariats ». King’s est en effet entré il y a quelques années dans un partenariat avec Paris 2-Panthéon Assas. Une fois de plus, ces initiatives prouvent que les universités anglaises tentent de renouer des liens avec des universités Européennes, ou plutôt de ne surtout pas les perdre.

            Even if our double degree is fairly young on our Queen Mary campus, the thought of linking universities together to offer double degrees, and especially in law, is not that young in itself. Indeed, before it signed an agreement with Queen Mary, the Sorbonne School of Law had been in a partnership with King’s College London for 40 years. Although he did not wish to discuss it further, Mr Burnay still declared that the end of this double degree was initiated by a “mutual decision to build new partnerships [elsewhere]”. In effect, both The Sorbonne and King’s successfully found new partners in respectfully QMUL and the university of Paris 2: Panthéon Assas. Yet again, these initiatives prove that UK universities attempt to reconnect with EU universities, or rather not to lose these connections.

 

La création et négociation d’un double diplôme en droit français et anglais. (The creation and negotiation of a double degree in French and English law)

            « Les négociations ont été plutôt rapides », explique Mr Burnay, « je pense que c’est parce qu’il y avait des deux côtés une volonté très forte de faire aboutir la chose ». Les négociations ont duré un peu plus d’un an, ce qui d’après lui est très court pour un tel partenariat. En effet, comme chaque université a ses propres régulations, il s’agit surtout, lors de la création de partenariats tels que celui-ci, de répondre aux standards des deux et de contenter tout le monde. Il fallait ainsi s’arranger en ce qui concerne le côté académique : premièrement, la reconnaissance de la complémentarité des deux parcours, que les deux universités tentent d’assurer en invitant un professeur de la Sorbonne à dispenser des cours de droit français aux deuxièmes années de Queen Mary (et vice versa en quatrième année à la Sorbonne), mais aussi la concentration de 3 ans de cours en 2 ans, qui peut parfois être difficile à coordonner. Il est surtout très important, d’après Mr Burnay, de s’assurer que les élèves se sentent bien et entourés. « C’est d’ailleurs dans cette optique que nous ne souhaitons pas agrandir le nombre d’étudiants dans le programme ; leur petit nombre facilite la cohésion de groupe et le soutien, qui est primordial dans un programme comme celui-ci », me précise-t-il.  

            “We went through the talks quite quickly,” Mr Burnay explains, “I think it’s because both sides were keen on creating the double curriculum”.  They negotiated for a bit more than a year, which according to him is quite a short time for such a partnership. Indeed, seeing as regulations differ from one university to the other, the most important part of negotiations is to fulfil the requirements of both, or at least most of them. One of the main concerns was also on the academic side of things: they needed to negotiate the recognition of the two paths’ complementarity, which is to some extent assured by inviting French professors from la Sorbonne to teach French law to the second years at QM (and vice versa in fourth year at the Sorbonne), together with concentrating 3 years of studies into 2, which can sometimes be delicate. Mr Burnay also emphasised the importance of the well-being of his students: “it is mainly because of this ambition that we do not want to increase the number of students in the program. Being a small community makes it easier for them to help each other, which is an extremely important aspect in such a multifaceted program”.

           

Créer une communauté d’envergure internationale : l’ambition du double cursus. (The creation of an international community: the double degree’s ambition)

            Comme je l’ai mentionné précédemment, ce programme comptabilise plus de 2,200 candidatures de lycéens du monde entier par an. Mr Burnay a beaucoup insisté au cours de notre interview sur l’ambition internationale de ce double cursus : « nous recevons des candidatures de partout ; l’Allemagne, l’Espagne, la Belgique, les Etats-Unis, l’Australie, Singapour, Hong-Kong, L’île Maurice, et plus encore ». Loin de contredire ce fait, je peux vous assurer en tant qu’étudiante au sein de ce double diplôme que si être bilingue en français et anglais est une condition d’entrée au programme, la plupart de mes camarades maîtrisent plus de 3 langues, et certains couramment. Choisir Queen Mary s’avère donc avoir été la meilleure solution pour la Sorbonne, tant ce campus est international et incite à la conversation interculturelle.

Au-delà de cela, le programme tente d’optimiser au mieux le temps passé sur les deux campus, en organisant, notamment par le biais de l’AJQS, Association des Juristes de Queen Mary et la Sorbonne, des rencontres avec des alumni et des membres d’autres double cursus à travers l’Angleterre et l’Europe. Il s’agit d’ailleurs d’une des ambitions principales de Mr Burnay, qui non-content de simplement faciliter le dialogue entre Queen Mary et la Sorbonne, a pour mission de promouvoir le double cursus auprès de ses collègues et de différentes entreprises, avec pour but ultime d’offrir aux étudiants français de Queen Mary des opportunités de stages et autre vacation schemes variées. « L’expérience de Paris 1 avec King’s nous offre aussi un large réseau d’alumni que nous essayons de mettre au mieux à profit », me dit-il. « Je me suis aussi donné comme mission de soutenir l’AJQS dans l’organisation d’évènements nécessaires au maintien de la cohésion de groupe ». Cette association, sur laquelle je compte m’attarder dans un prochain article, s’efforce en effet de nous donner non-seulement des opportunités de discussions avec d’autres français à travers Londres, mais nous sert aussi de réconfort lorsque le mal du pays nous frappe, facilitant ainsi notre adaptation dans ce nouveau pays.

            As I have mentioned before, this program counts more than 2,200 applications across the world per year. Mr Burnay greatly stressed the international dimension of our double curriculum throughout our interview: “we receive applications from any part of the world; Germany, Spain, Belgium, the US, Australia, Singapore, Hong-Kong, Maurice Island and even more!” Indeed, as a student in this degree I can confirm that in addition to being fluent in both French and English, most of my fellow French friends speak more than 3 languages, and some of them fluently. That might be one of the reasons why this double curriculum is so fit to our international campus, for it allows intercultural discussions and discoveries that are highly important for a student in our current global world.

            Beyond the multicultural aspect of it all, our program also attempts to make our two years on both campuses as pleasant as they can be, notably through the AJQS, the QM and Sorbonne Jurists Society, that organises meetups with alumni and members of other double degrees across the UK and Europe. It’s also one of Mr Burnay’s missions, who, in addition to ensuring a dialogue between our two universities, also aims to promote the program to peers and law firms with the ambition of offering to his students’ internships and vacation scheme opportunities. “One of the best things about the Sorbonne’s experience with King’s is that it allowed us to have access to an enormous network of alumni who are often more than willing to meet our students”, he says. “I also think of my mission as one of support, and notably the AJQS, whom I’m really keen on backing when they organise events because they are necessary to group cohesion.” This society, on which I will probably write an article at some point, is vital for not only do they give us opportunities to meet other double degree students, but they also provide support and are friendly faces that help whenever one is struck with Homesickness.

 

            En conclusion, je dirais que des initiatives telles que celles-ci sont d’une importance capitale dans un monde de plus en plus globalisé. Cultiver les relations entre le Royaume Uni et la France est primordial à l’aube d’un Brexit qui pourrait mettre en péril la coopération entre les universités d’outre-Manche et celles d’Europe. La mise en place d’un tel double cursus permet d’échanger et de comparer non seulement deux systèmes juridiques mais aussi et surtout deux systèmes éducatifs. Bref, c’est tout bénef’ !

           In conclusion, I would say that such initiatives are of extreme importance in a more and more globalised world. At the dawn of a Brexit that could endanger cooperation between British and European universities, it is of great importance to Develop Franco-British relations. The creation of such a double degree is a way of comparing and exchanging not only the two legal systems but also the two educational systems, therefore building relations. In short, it kills two birds with one stone!

 


CUB’s Emmanuelle Busignies is a law student with a keen eye and a jaw-dropping passion for debate. Her impressive life goal is to become a diplomat. She is also very skilled with a guitar and enjoys singing and writing songs.


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